Martin Eden au TNP

Au TNP, Théâtre National Populaire, à Villeurbanne, ce dimanche 14 décembre, cinq élèves de TTBEA ont eu la chance d’assister au spectacle « Martin Eden », une adaptation du célèbre et somptueux roman de Jack London, qui affichait complet pour chacune de ses représentations.

La roue tourne dans la vie de ce personnage hors-norme : de prolétaire inculte et méprisé par la bourgeoisie, Martin Eden devient un écrivain talentueux et au succès prodigieux. Ce miracle s’opère en lui grâce à la révélation d’un amour fulgurant et absolu, grâce aussi à sa ténacité et à la confiance qu’il a développée en sa capacité à produire lui aussi de la littérature.

Cet itinéraire remarquable est porté sur scène par deux comédiens qui sont tour à tour narrateurs et personnages, et dont le jeu est accompagné par des musiciens. La sobriété des décors permet au langage de se déployer et les spectateurs sont happés deux heures durant par les mots qui se déploient, narrant cette aventure humaine sensible, combattive et douloureuse.

Mme MOLIN

Crédit photo de répétitions Jacques Grison

 

   

 

Avec ma classe de Terminale TBEA, et plus précisément avec des élèves volontaires, nous sommes allés assister à une représentation de Martin Eden, une pièce de théâtre inspirée du roman de Jack London, au théâtre de Villeurbanne.

Ce que j’ai vraiment aimé, c’est l’impression que les acteurs étaient tellement proches de nous. La scène n’était pas sur une estrade haute, elle était à plat, presque au même niveau que nos sièges comme en amphi, et ça créait une proximité presque intime, on avait l’impresssion d’être dans l’histoire avec eux, pas juste de la regarder de loin.

Les comédiens parlaient de façon très claire, on comprenait tout sans effort, et pourtant ils faisaient ressentir chaque émotion comme si elle passait directement du coeur à nos propres sensations, frustration, espoir, tristesse, détermination. Tout était transmis de façon impressionnante.

A certains moments de la pièce, des instruments de musique comme le piano et l’accordéon accompagnaient les scènes. La musique rendait les scènes plus intimes, comme si elle exprimait ce que les personnages n’arrivaient pas à dire avec des mots. Le piano apportait beaucoup de douceur, parfois un peu de tristesse, et cela renforçait vraiment les émotions transmises par les acteurs.

J’ai trouvé que la musique donnait une autre dimension à la pièce, on ne se contentait pas de comprendre l’histoire, on la ressentait vraiment. Ces moments créaient une sorte de pause, où on était complétement plongés dans l’univers de Martin Eden, en oubliant tout le reste.

Kristina SHABO

Martin Eden ; présentation de la pièce, à lire sur le site du TNP

Une : Crédit photo de représentation Christophe Raynaud de Lage

Affiche de film et couvertures de livre

« Roue » dans l’entrée du TNP : photo Mme Molin