Cette année encore, nos élèves sont passés entre les mains expertes de Raphaèle FREY-MAIBACH (aka « Raphy ») de la compagnie OBATALA pour découvrir, autrement, un style qu’ils croyaient bien connaître : le RAP, genre musical né aux USA au cours des années 70.

G. GAUNET (enseignante Lettres-Anglais)

 

Au fait, saviez-vous que cela signifiait Rhythm And Poetry ? Certainement si vous êtes un adepte de la série télévisée The Get Down… En tout cas, nos élèves de 1ère TISEC ont découvert un tout autre univers en remontant (presque) aux sources avec l’étude du groupe Public Enemy (groupe créé en 1982… donc des vieux !).

En 2012 (ah, là nos élèves étaient quand même nés), ce groupe sortait Don’t Give Up The Fight, une chanson mettant également en vedette (« featuring ») Ziggy Marley (le fils de l’illustre Bob). Bref, de quoi désarçonner nos garçons.

Kévin retiendra longtemps que l’histoire du RAP est liée à celle de l’Afrique via les ghettos américains.

Ismaël aura été happé, dès sa rencontre avec Raphaèle, par le travail sur le rythme :

« Grâce à Raphy, j’ai appris à claquer des doigts et à frapper des mains en même temps qu’il me fallait battre le rythme avec les jambes et le torse » …

Bref à maîtriser le rythme, quoi. Et si le rythme est primordial dans la musique RAP, les paroles ne sont pas secondaires non plus.

Image libre de droit

L’étude des paroles originales a permis à notre groupe de ressentir toute la dimension poétique du texte. Tous s’accordent à dire qu’ils avaient déjà approché ce sentiment avec le Slam dont le rythme serait plus lent, selon eux. Quand nous (Raphaèle et moi, leur professeur d’anglais) leur avons proposé de réécrire un couplet en adoptant le thème de leur choix, plusieurs se sont lancés sans hésiter :

Ismaël : « Mon texte, je l’ai consacré à l’amour. C’est le rythme et la passion qui m’ont guidé »

Serhat : « J’ai parlé de l’amitié car, pour moi, c’est plus simple, j’ai plein de trucs à dire. Je n’ai pas eu de difficultés à écrire le texte »

Séfidine : « J’aime l’argent, c’est un rêve de posséder du matériel comme une voiture, une maison. J’ai donc tout de suite pensé à mon futur métier qui me permettra, je l’espère, de devenir riche ».

Fisnik, lui, n’avait aucune idée et il était arrivé tardivement sur le projet suite à une longue absence. Toutefois, même sans idées, il a découvert que le néant pouvait déboucher sur des idées poétiques : « Mon texte raconte rien, le vide. C’est un trou noir.  En anglais, ça passe mieux qu’en français car ça donne plus de style. Ecrire ça en français, ça me ferait bizarre ».

Kévin est bien d’accord avec Fisnik : « le rythme de la chanson ne va pas avec le vocabulaire français. En anglais, les paroles suivent le rythme, c’est plus fluide, plus harmonieux ».

Et la peur des erreurs de langue ? La réponse est collégiale :

« L’erreur est nécessaire pour apprendre une langue ! »…

Ouf ! On est sur la bonne voix (voie, excusez-moi)…

 

… et vous pouvez retrouver tout notre travail :

 

 

DAVID FISNIK SERHAT

Les élèves de 3e Prépa-pro ont également  enregistré leurs travaux :

We will rap you

Rillieux la Pap Pap Pap

77

Dans la vie je fais du cash

Salif meets Schubert