Les seconde TISEC ont réalisé des lampes en cuivre avec  Monsieur Belméliani et Madame Bernard.

Mohamed, Aimé-Moïse, Dramane

 

Drôle d’idée

Madame Bernard nous a proposé un projet original. En cours, on était en train de travailler autour du cuivre : comment on l’utilise, comment on le recycle, quels objets on fabrique avec. On a appris que le cuivre ce n’est pas seulement des tuyaux pour les plombiers.  Elle nous a demandé de prendre un objet que l’on utilise à l’atelier pour en faire un autre objet : détourner. Chacun a fait son truc et l’a dessiné. On avait tous une idée : Mohamed un cumulus transformé en lampe, il a mis un interrupteur et des fils dans le cumulus. Dramane a imaginé  une lampe en acier à partir d’une étagère. Mohamed pareil.  Issoumaila a détourné un radiateur en lampe en rajoutant des tubes avec des fils électriques  pour en faire des lampes. En dessin on peut tout faire mais en vrai ?

 

Elle a négocié avec le professeur d’atelier

Le professeur a été d’accord pour faire des lampes avec  des tubes en cuivre. En atelier on a appris à cintrer des tubes de cuivre pour qu’ils prennent toutes les formes dont on besoin pour installer les sanitaires, les robinets, les climatisations. Nous avons donc pu utiliser ce que l’on sait faire pour le métier dans un autre domaine.  Les tubes en cuivre sont à la mode pour faire des objets décoratifs de la maison, la lumière par exemple. Au début cela nous a semblé bizarre. Ce qui était nouveau pour nous c’est que l’on avait jamais mis un câble électrique dans un tuyau de cuivre.

 

Photographie de Mme Bernard

Le dessin des lampes et la réalisation

La prof a fait le dessin et défini la taille des lampes, c’est elle la designer.  Il fallait passer le fil électrique dans le tube. Ce qui était difficile c’est de le faire passer par le coude de la lampe. La lampe est faite avec un tube de cinquante centimètres.  Quatre tubes de dix centimètres permettent de faire tenir la lampe. Il a fallu fixer les coudes dessus.

 Le professeur d’atelier a contrôlé tous les câblages et le professeur d’électricité s’en est mêlé. Pas question de s’électrocuter. Du coup, le travail est impeccable.

 

On a même eu les conseils  d’un ingénieur

Pendant les portes ouvertes, un ingénieur à la retraite est venu nous voir à l’atelier pendant que l’on faisait des lampes. Il y avait aussi des chefs d’entreprises. Ils nous ont donné des conseils, ils ont regardé. Ils nous ont dit que c’était bien, ils étaient très rassurants et encourageants avec nous. Nous étions contents de leur montrer comment nous travaillons et que l’on faisait un projet.

Photographie de Mme Bernard

Nous nous sommes fait plaisir

Depuis que l’on est en atelier, on a plus travaillé avec de l’acier. Il faut beaucoup de temps et de force pour couper, enlever la bavure, fileter,  cintrer, souder. Avec le cuivre, c’est plus facile. Le cuivre est plus souple, la section était plus petite que d’habitude. On avait moins mal au poignet. On aime la soudure, le geste est agréable. La sensation de faire bouger le métal est agréable. Quand on chauffe le métal, il faut bien régler le chalumeau, faire attention à sa tenue (il faut des habits en coton), ne pas oublier ses lunettes, avoir ses gants.

Les tuyaux c’est beau

Dans le travail, quand on fait une pièce, on installe des tuyaux qui s’adaptent à l’espace. Quand on a fini et que l’on regarde son travail, on se dit parfois que c’est beau. D’habitude, c’est de l’eau qui passe par les tuyaux que l’on installe. Dans ce projet, ce sont des fils électriques, de la lumière, c’est beau aussi. Ce serait bien de refaire des projets comme celui-là.  On pourrait faire une table, une armoire ou une chaise. Peut-être une montre. On pourrait faire une maquette de manège, une porte. L’idée de faire voyager le cuivre dans d’autres domaines dans un but artistique, c’est plaisant.

Photographie de M.Belmeliani